Pendant longtemps, j’ai porté sur moi-même et sur les autres un regard exigeant, parfois dur.
Je pouvais aimer profondément mes proches tout en jugeant certaines de leurs réactions. Je jugeais aussi les miennes, sans toujours comprendre pourquoi je reproduisais les mêmes comportements, les mêmes peurs ou les mêmes difficultés.
À cette époque, je ne savais pas encore à quel point nos réactions peuvent être influencées par des mémoires émotionnelles inconscientes.
Découvrir le développement personnel m’a véritablement ouvert les yeux.
Comprendre ce qui agit en nous
Nous avons souvent l’impression de décider librement, de réagir de manière logique ou de simplement « être comme ça ».
Pourtant, certaines de nos réactions sont liées à notre histoire, à ce que nous avons vécu, observé ou ressenti. Elles peuvent également venir de conclusions que nous avons tirées très tôt, parfois sans même nous en souvenir consciemment.
Une expérience douloureuse peut ainsi devenir une croyance intérieure.
Dans mon cas, j’ai notamment compris que j’avais associé, inconsciemment, l’amour à la peine.
Cette équation intérieure — amour = souffrance — influençait ma vie affective. Elle permettait de comprendre pourquoi je ne parvenais pas à rencontrer un compagnon avec lequel construire une relation sereine.
Ce n’était pas un manque de volonté.
Ce n’était pas non plus une fatalité.
C’était une logique inconsciente qui cherchait, à sa manière, à me protéger d’une douleur déjà connue.
Comprendre ne signifie pas tout excuser
Prendre conscience de ces mécanismes a profondément changé mon regard.
Je suis devenue plus tolérante envers moi-même, mais aussi envers les autres.
Comprendre qu’une réaction peut être inconsciente ne signifie pas que tout doit être accepté. Nous pouvons poser des limites, refuser certains comportements et faire des choix différents.
Mais nous pouvons le faire avec davantage de discernement et moins de jugement.
Derrière une colère, une fuite, un besoin de contrôle ou une difficulté à aimer, il y a parfois une peur, une blessure ou une stratégie de protection ancienne.
Lorsque nous découvrons ce qui se joue réellement, nous pouvons enfin chercher une solution adaptée au lieu de nous reprocher constamment de ne pas réussir à changer.
Quand une qualité devient déséquilibrée
J’ai également compris qu’une qualité pouvait devenir une source de souffrance lorsqu’elle était vécue dans l’excès.
Être gentil est une belle qualité.
Mais être trop gentil, au point de s’oublier, de ne plus oser dire non ou d’accepter ce qui nous fait du mal, finit par nous empêcher d’être serein.
Le mot « trop » peut s’appliquer à de nombreuses situations : trop donner, trop contrôler, trop anticiper, trop protéger, trop travailler, trop vouloir bien faire…
Il ne s’agit évidemment pas ici de l’expression familière « c’est trop bien », mais de ce moment où quelque chose perd son équilibre.
Une qualité harmonieuse nous soutient.
Lorsqu’elle devient excessive, elle peut se retourner contre nous.
Lorsque ce que nous ressentons contredit ce que nous disons
J’ai aussi appris à reconnaître les moments où mon ressenti profond n’était pas en accord avec mes paroles.
Lorsque tout en nous ressent « non », mais que nous disons « oui », un désordre intérieur peut apparaître.
Nous acceptons parfois pour ne pas décevoir, pour éviter un conflit, pour être aimés ou pour conserver l’image d’une personne gentille et disponible.
Mais notre corps et nos émotions, eux, savent que nous ne sommes pas en accord avec nous-mêmes.
Ce décalage peut entraîner de la fatigue, de l’irritation, de la culpabilité, de la frustration ou une impression de ne plus savoir ce que nous voulons réellement.
Se respecter commence parfois par une question très simple :
Est-ce que ce que je dis correspond vraiment à ce que je ressens ?
Les approches qui m’ont aidée
Le développement personnel, la sophrologie et l’hypnose ericksonienne m’ont beaucoup aidée à mieux vivre.
Ces approches m’ont permis de comprendre mes fonctionnements, d’apaiser certaines réactions et de trouver des solutions concrètes pour me libérer progressivement de ce qui m’empêchait de m’épanouir.
Elles ne m’ont pas transformée en une personne qui va toujours bien.
Elles m’ont appris à mieux m’écouter, à reconnaître mes blessures, à accueillir mes émotions et à agir avec davantage de conscience.
Elles m’ont surtout permis de comprendre que nous ne sommes pas condamnés à subir éternellement nos automatismes.
Faut-il attendre d’aller mal pour commencer ?
Certaines personnes hésitent à s’intéresser au développement personnel parce qu’elles pensent ne pas avoir de problème suffisamment important.
D’autres craignent de remuer le passé, de découvrir des choses difficiles ou de devoir remettre toute leur vie en question.
Pourtant, entreprendre une démarche personnelle ne signifie pas forcément que tout va mal.
Cela peut simplement vouloir dire que nous souhaitons mieux nous connaître, comprendre une difficulté récurrente ou retrouver davantage de liberté intérieure.
Nous n’avons pas besoin de changer toute notre personnalité.
Nous pouvons commencer par observer un seul mécanisme : une peur qui revient, une relation qui nous épuise, une difficulté à poser nos limites ou une réaction que nous ne comprenons pas.
Se libérer ne signifie pas effacer son histoire
Nous ne pouvons pas modifier ce qui a été vécu.
En revanche, nous pouvons changer la place que cette histoire occupe aujourd’hui dans notre vie.
Comprendre une mémoire émotionnelle, ce n’est pas rester enfermé dans le passé. C’est découvrir pourquoi elle continue parfois d’influencer nos choix, nos réactions ou nos relations.
C’est aussi retrouver la possibilité de répondre autrement.
Le développement personnel ne consiste pas à devenir une autre personne.
Il peut nous aider à nous rapprocher de celle que nous sommes réellement, lorsque nos peurs, nos croyances et nos protections anciennes ne décident plus entièrement à notre place.
C’est ce chemin qui m’a permis de devenir plus tolérante, plus consciente et plus sereine.
Et surtout, de porter enfin sur moi-même un regard plus juste et plus compatissant.
C’est précisément pour transmettre ce que j’ai appris et expérimenté que j’ai créé la collection L’Infiniment Subtil : des livrets guidés, concrets et progressifs, disponibles en PDF modifiable ou en version papier.
Ce sont les supports que j’aurais aimé trouver lorsque j’ai commencé mon propre cheminement : des explications accessibles, mais surtout des pistes concrètes pour comprendre ce qui se joue en soi et avancer pas à pas.
Pour commencer, vous pouvez découvrir le Pack Découverte — Tomes 1 à 3. Il a été conçu comme une première progression pour retrouver davantage de clarté, installer de nouveaux réflexes et commencer à libérer ce qui vous retient encore.
Et si vous ressentez le besoin d’aller plus loin, une séance d'accompagnement individuel peut vous permettre de travailler plus précisément sur votre situation.
On imagine parfois que la visioconférence enlève une part d’humanité à l’échange. D’après mon expérience et les retours des personnes que j’accompagne, elle offre au contraire de nombreux avantages.
Vous n’avez pas besoin de vous déplacer : une heure d’accompagnement ne se transforme pas en deux heures avec le trajet. Vous restez dans votre environnement, dans un cadre familier où vous pouvez vous sentir plus à l’aise. Quant à la qualité de l’écoute, de la présence et des échanges, elle reste la même.
Le plus simple est encore d’en faire l’expérience.
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