On entend souvent cette expression : « Les cordonniers sont les plus mal chaussés. » Elle laisse entendre qu’une personne qui conseille, accompagne ou transmet des outils serait parfois incapable de les appliquer à elle-même. Alors forcément, lorsque l’on travaille dans l’accompagnement et le développement personnel, cette phrase interroge.
Une coach devrait-elle toujours aller bien ? Devrait-elle avoir tout compris, tout dépassé, tout réglé ? Devrait-elle être parfaitement alignée, solide et inspirante en toutes circonstances ?
Non. Une coach reste avant tout une personne humaine, avec son histoire, ses fragilités, ses doutes, ses blessures, ses jours lumineux… et ses jours plus difficiles.
Derrière la coach, l'humaine
La vie ne fait pas de traitement de faveur à celles et ceux qui accompagnent les autres. Elle continue d’apporter son lot de joies, de surprises, mais aussi d’épreuves, de pertes, de fatigue et de bouleversements. J’ai moi-même traversé des moments difficiles : des maladies, des décès, des périodes où l’on avance comme on peut, parfois avec courage, parfois avec les larmes aux yeux.
Je ne prétends pas vivre dans une bulle parfaite où tout serait fluide, maîtrisé et lumineux. Ce ne serait ni vrai, ni honnête. À un moment, moi aussi, j’ai sombré. Pas forcément de manière visible. Parfois, on continue de tenir debout en apparence, alors qu’à l’intérieur quelque chose s’effondre doucement.
Mais ce qui a changé pour moi, c’est que je n’étais pas totalement démunie. J’avais des clés : des outils, des prises de conscience, une capacité à observer ce qui se passait en moi, une façon de mettre des mots là où il n’y avait parfois que du chaos.
Ce que le développement personnel m’a apporté :
Il ne m’a pas empêchée de souffrir ni rendue invincible (hélas !).
Il ne m’a pas transformée en personne parfaite (quoique... hihihi).
Mais il m’a aidée à me relever.
Il m’a appris à comprendre mes réactions au lieu de me juger, à accueillir mes émotions sans leur laisser tout décider à ma place, et à reprendre doucement le volant, même quand la route semblait brouillée.
C’est précisément pour cela que j’ai eu envie d’accompagner à mon tour. Parce que je sais ce que cela fait d’être perdue, de douter, de ne plus savoir par où commencer. Mais je sais aussi qu’un outil juste, une phrase entendue au bon moment ou un regard différent sur soi peuvent parfois redonner de l’air.
Le cordonnier connaît ses chaussures
Alors non, je ne crois pas que les cordonniers soient forcément les plus mal chaussés. Je crois plutôt que le cordonnier connaît ses chaussures. Il sait quand elles sont usées, il voit plus vite où elles s’usent et il comprend pourquoi elles ne tiennent plus aussi bien la route. Et même s’il lui arrive de les abîmer, de marcher trop longtemps avec, ou de ne pas s’écouter tout de suite… il sait plus facilement comment les réparer.
Avoir des outils de développement personnel ne signifie pas ne plus jamais tomber. Cela signifie apprendre à se relever autrement, avec plus de recul, moins de violence envers soi-même, davantage de patience, de lucidité et de douceur.
Je reste humaine. Je peux être fatiguée, triste ou inquiète. Cependant, je sais reconnaître ce qui se passe en moi. Je sais que je ne suis pas mes pensées les plus dures. Je sais que l’émotion a quelque chose à dire, mais qu’elle n’a pas toujours toute la vérité. Et parfois, cette conscience change tout.
Accompagner sans avoir tout vécu
J’accompagne parce que j’ai appris, dans ma propre vie, que l’on peut traverser des passages difficiles sans s’abandonner complètement :
-
On peut être blessée et avancer quand même.
-
On peut douter et choisir malgré tout.
-
On peut pleurer et rester debout.
-
On peut avoir peur et poser un pas.
Peut-être que le cordonnier a simplement, comme tout le monde, des chaussures qui s’usent au fil du chemin. Mais la différence, c’est qu’il a appris à les regarder, à les entretenir, à les réparer… et parfois même à changer de paire quand l’ancienne ne correspond plus à la route qu’il souhaite emprunter. C’est ce que j’ai envie de transmettre : non pas une vie sans épreuve, mais une manière plus consciente de les traverser.
Par ailleurs, accompagner ne signifie pas avoir tout vécu soi-même. Je n’ai pas besoin d’avoir traversé exactement la même épreuve que vous pour vous aider à y voir plus clair. Chaque histoire est unique. Ce qui compte, ce n’est pas de comparer les blessures, mais d’avoir l’écoute, les outils et le recul nécessaires pour guider ce qui se vit, là, maintenant.
Et pour vous ?
Si ce texte résonne en vous, c’est peut-être que vous ressentez, vous aussi, le besoin de mieux comprendre ce qui se passe à l’intérieur.
C’est dans cet esprit que j’ai créé ma collection : des e-books guidés, concrets et progressifs, pour avancer à votre rythme, sans magie, sans culpabilité, mais avec respect. Et c’est aussi dans cet esprit que je vous accompagne en séance de coaching personnalisée.
0 commentaire